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Sommaire
La
toux après l’arrêt du tabac, c’est normal ! [retour
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Il
est fréquent de tousser dans les jours qui suivent l’arrêt du
tabac. Cette toux est normale, c’est même bon signe. Elle
signifie la reprise d’activité de la muqueuse pulmonaire qui
était anesthésiée par la nicotine. Ayant retrouvé sa mobilité,
elle évacue les débris de tabac et le mucus vers l’extérieur. D’où
la toux souvent accompagnée de sécrétions.
Plus
de cancers du sein si on fume pendant l’adolescence [retour
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Selon
une étude canadienne, les risques d’apparition du cancer du sein
varient selon l’environnement hormonal de la femme. Ainsi ils
seraient plus élevés lorsque le tabagisme a débuté dans les 5
années qui suivent la puberté (moment où se forme le sein) et
chez les nullipares (sans enfant) qui fument plus de 20 cigarettes
par jour ou plus de 20 paquets par an. Une femme commençant à
fumer pendant la ménopause et ayant eu une grossesse menée à
terme aurait par contre moins de risques d’être atteinte. Il
existe donc des périodes où les femmes sont plus ou moins
sensibles aux effets du tabac. (référence : Band PR et al. Lancet
2002 ; 360 :1044-49).
Le
tabac diminue la fertilité de génération en génération [retour
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Il
est constaté que le délai de fécondation est généralement 2 à
4 fois plus long chez les fumeuses que chez les non-fumeuses et, en
cas de fécondation in vitro, les chances d’avoir un bébé sont 2
à 3 fois moins grandes. Cette baisse de la fertilité ne s’observe
pas uniquement chez les femmes fumeuses. Elle concerne aussi les
non-fumeuses dont la mère a fumé pendant la grossesse.
Arrêter
de fumer sans prendre trop de poids [retour
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La
prise de poids est un des effets secondaires observés à l’arrêt
du tabac. Pour la limiter , il faut d’abord et avant tout utiliser
une méthode qui marche sur le besoin. C’est le cas de la méthode
Chiapi. Néanmoins, malgré l’interruption du besoin avec l’acupuncture,
la prise de poids reste en moyenne de 4 kilos durant environ un mois
et demi, puis le poids se stabilise pour ensuite diminuer
spontanément. Pour limiter ce désagrément, il faut augmenter l’activité
physique quotidienne (marcher, monter les escaliers, faire du vélo,
jardiner…) et réduire la ration calorique quotidienne d’environ
200 calories en consommant davantage de fruits, légumes, céréales
complètes et moins de matières grasses, viandes, charcuteries,
fritures. Le recours à la méthode Chiapi pour arrêter de fumer
permet également, en supprimant le besoin de nicotine
instantanément après la séance d’acupuncture, de ne pas
compenser par l’alcool ou le grignotage d’aliments sucrés et
gras responsables de prise de poids, parfois bien plus
catastrophique.
Chaque
année sans cigarette, c’est une année de vie en plus
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Une
étude menée en Angleterre pendant 50 ans sur 34000 médecins
fumeurs a permis de montrer que le tabagisme diminue la durée de
vie de 10 ans. Mais tout espoir est permis puisqu’en s’arrêtant
de fumer à 50 ans, on regagne cinq ans de vie. Et de façon
générale, plus on s’arrête tôt, plus on a de chance de
retrouver l’espérance de vie d’un non-fumeur.
Arrêt
du tabac : plus d’avantages que d’inconvénients [retour
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D’après
l’étude réalisée en 1976 sur 1353 fumeurs par Yves Réquéna,
Daniel Michel et Claude Pernice, après 3 mois de sevrage tabagique
par la méthode Chiapi. Les plus : Plus de goût et d’odorat
pour la moitié des cas. Plus de souffle dans 77.63% des cas. Plus
de désir et de plaisir sexuel dans 29% des cas. Moins de
céphalées, de vertiges et de nausées. Moins de toux voire plus du
tout pour 77.18% des cas. Les moins : Plus d’énervement dans
57.75% des cas. Plus d’appétit et de kilos (environ 4 kilos) pour
84.91% des cas. Plus d’envies de sucreries dans 38.60% des cas.
Plus d’inclinaison à consommer de l’alcool dans 25.74% des cas.
Pollution
atmosphérique + cigarettes : un cocktail mauvais pour le cœur
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C’est
ce qu’a démontré une équipe de chercheurs de la Côte-d’Or.
Lorsque la pollution atmosphérique atteignait le seuil critique de
pollution (d’information au public), le risque d’infarctus du
myocarde a été de 250% chez les fumeurs contre 163% chez les
non-fumeurs. Les microparticules, émanant notamment des anciens
moteurs Diesel, et les composants agressifs du tabac agiraient en
synergie pour accélérer le processus de formation des plaques d’athérome
ainsi que le processus pro-inflammatoire favorisant la libération
de micro-embols à partir des plaques d’athéromes.
Le
tabac, aussi agressive que l’héroïne pour le fœtus [retour
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Les
résultats d’une étude parue dans le journal médical Pediatrics
indiquent que les bébés nés de mères fumeuses présentent à la
naissance les mêmes symptômes de sevrage que ceux nés de mères
héroïnomanes. Ils sont plus nerveux, plus rigides, plus difficiles
à consoler et souffrent de problèmes gastro-intestinaux. Ces
troubles apparaissent dès que la mère fume 6 à 7 cigarettes par
jour, soit moins de la moitié d’un paquet, augmentent en
intensité avec la consommation de cigarettes.
Interview
au Pr Michel Delcroix, président de l’APPRI et
président du comité d’organisation du 1er consensus « Tabac et
grossesse » des 7 et 8 octobre 2004 à Lille. [retour
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Vus les risques encourus par le
tabagisme pour la mère et le fœtus, comment se fait-il qu’il ait
fallu attendre 2004 pour qu’ait lieu la 1ère conférence de
consensus sur « tabac et grossesse » ?
Pr Michel Delcroix : Nous
avons été confronté à une inertie considérable du monde
médical, soit par banalisation du tabagisme pendant la grossesse,
soit par minimisation des problèmes. Je rajouterais que tant que
les médecins et personnels soignants fumeront, il sera difficile de
mettre en place une politique globale contre le tabagisme.
Quel message avez-vous à cœur de
faire passer ?
Pr M.D. : Médecins,
sages-femmes, gynécologues, anesthésistes, infirmières… Donnez
l’exemple : arrêtez de fumer et améliorez vos pratiques par
rapport à la prise en charge du tabagisme des femmes!
Les études le prouvent : le taux d’arrêt
de la population est multiplié par 2 lorsque les soignants ne
fument pas et mettent en pratique des méthodologies de sevrage
validées. Par ailleurs, quel que soit le motif de la consultation
ou du contact avec un patient, le soignant doit profiter de cette
rencontre pour faire passer le message minimum : évaluer la
consommation de tabac et s’il y a tabagisme, motiver à l’arrêt.
La mesure du de monoxyde de carbone constitue un outil facilement
utilisable dans la pratique quotidienne qui permet à la fois d’évaluer
rapidement le degré d’intoxication, de l’objectiver au regard
du patient, la mère ou le père, qui se sent alors aussitôt
davantage concerné par la nécessité d’un sevrage.
Quelles sont les conséquences du
tabagisme pendant la grossesse ?
Pr M.D : Jusqu’à depuis
peu, on a eu tendance à sous estimer les effets du tabac sur la
mère et les fœtus. Pourtant, ils sont importants et graves à la
fois pour la mère et l’enfant, altérant son état de santé à
court et long terme. Fumer lorsqu’on est enceinte devrait être
considéré comme une grossesse à risque, le tabagisme augmentant
tous les risques : grossesses extra-utérines, avortements
spontanés, accouchements prématurés, hématomes
rétro-placentaires, retard de croissance du fœtus in utéro, mort
in utero… Après la naissance, les bébés de mères fumeuses
souffrent plus fréquemment d’otites, de bronchites, de
bronchiolites, ils sont également davantage exposés aux risques de
mort subite, et auraient plus de problèmes de concentration avec
une tendance à l’hyperactivité.
Par conséquent, en matière de
sevrage, il ne faut pas de demi-mesure : l’objectif est 0
cigarette pendant la grossesse et bien sûr après… Les femmes ont
tendance à refumer après leur accouchement, et ce d’autant plus
qu’elles ne nourrissent pas leur bébé aux seins, comme s’il n’
y avait plus de risques d’intoxication. Or le tabagisme passif est
nocif, en raison de la présence de monoxyde de carbone dans l’air
ambiant.
Lors de ce consensus, n’ont été
proposés que les substituts nicotiniques comme moyen de sevrage…
qu’en est-il des autres méthodes ?
Pr M.D. : C’est
effectivement dommage que le Comité d’organisation du consensus n’ait
retenu que la solution pharmacologique… une décision que les
experts justifie par la présence de preuves scientifiques. Pour que
d’autres méthodes soient considérées, il serait judicieux d’envisager
une validation de leur efficacité. L’acupuncture mérite
réflexion : la dernière méta-analyse du Dr Castera montre des
résultats intéressants pour le sevrage tabagique. Par ailleurs, la
démarche de l’acupuncture contre le tabac mérite d’être
positivée. En effet, les principes même de cette thérapie
restaurent les personnes dans leur personnalité, un élément très
important lors d’un sevrage tabagique qui remet en cause un
comportement, des habitudes gestuelles et même de façon globale,
un mode de vie. Autre intérêt : elle a une action sur le stress,
facilitant donc la détente. En renforçant le système immunitaire,
elle peut permettre par exemple de prévenir les vaginoses
bactériennes, plus fréquentes chez les fumeuses que les non
fumeuses, et qui favorisent les accouchements prématurés.
En agissant sur la fonction
respiratoire, elle apporte rapidement à la femme qui fume, un
confort, ce qui l’encourage à tenir sa décision d’arrêter de
fumer. Enfin, l’acupuncture réveille les centres du plaisir, une
action plus subtile mais qui amène l’ex-fumeur à changer son
mode de vie, recherchant alors le goût, les odeurs ou encore la
capacité à se faire du bien, ce qui sous entend mieux manger,
faire du sport, se relaxer… Autant de sensations et d’activités
incompatibles avec la consommation de tabac.
Pour toutes ces raisons, l’acupuncture
devrait faire l’objet d’études validées par le Ministère de
la santé pour pouvoir être mentionnée comme une méthode
efficace.
LE TABAC
TUE ! [retour
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La mortalité attribuée au tabac (10
à 12% des décès) est équivalente à celle liée à l'alcool, aux
drogues, aux accidents et aux suicides réunis : en 1991, on a
recensé 65 000 décès par tabac dont 7 000 femmes, 32 000 par
cancers, 22 000 par maladies cardio-vasculaires, 6 000 par
affections respiratoires, 5 000 par causes diverses. Les hommes et
les femmes qui fument, s'exposent, ils le savent, à un risque accru
de contracter une bonne vingtaine d'affections dont la plupart sont
incurables et mortelles. (Nul n'est sensé ignorer l'augmentation de
la fréquence du nombre des cancers des voies aériennes (poumon,
bouche, larynx,pharynx, oesophage); des maladies cardio-vasculaires
(insuffisance coronarienne, artérite, hypertension artérielle,
accidents vasculaires cérébraux); des maladies respiratoires
chroniques : (bronchites chroniques, emphysèmes, pneumopathies);
des cancers de la vessie...). Le sujet du jour n'est pas de faire un
article général de plus, sur le tabac, mais de préciser
quels sont les effets spécifiques du tabac sur la sphère
gynécologique, et de faire des propositions de traitements
phytothérapiques, en complément des techniques habituelles de
sevrage (ces dernières ne seront pas développées) et en curatif
de certains effets secondaires.
LES
FEMMES ET LE TABAC [retour
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L'écart entre
le nombre de fumeurs et de fumeuses diminue de façon
impressionnante. La consommation du tabac diminue chez les hommes
depuis quelques années, alors qu'elle continue à augmenter chez
les femmes.Celles-ci sont la nouvelle cible privilégiée des
publicités des marchands de cigarettes. L'industrie du tabac crée
des marques spéciales en utilisant des couleurs, des formes et des
noms, tendant à donner l'impression que fumer procurera aux femmes,
succès, jeunesse et minceur... Le désir de rester mince et la peur
de grossir au moment du sevrage sont malheureusement, des
motivations essentielles à l'initiation puis à la poursuite du
tabagisme. Il est vrai que la prise de poids moyenne à l'arrêt du
tabac est de 3,8kg et que toute femme désirant s'arrêter de fumer
devrait être prise en charge sur un plan diététique. Il ne faut
pas hésiter à citer les chiffres : 3 femmes sur dix fument (avec
plus de 50% de fumeuses entre 15 et 25 ans, plus de 40% de 25 à 35
ans et moins de 20% de 45 à 55 ans. La consommation de cigarettes
est davantage le fait des catégories sociales les plus favorisées
chez les femmes. (Les femmes cadres sont celles qui fument le plus;
et plus le niveau d'instruction est élevé, plus le pourcentage de
fumeuses augmente. La situation est très différente parmi les
hommes. Les fumeuses sont plus attirées que les autres par la
consommation de toxiques comme l'alcool et la drogue. Elles
déclarent prendre plus souvent des médicaments.) Près de 500 000
femmes meurent dans le monde, chaque année, des suites du
tabagisme. Lorsque le grand nombre de jeunes femmes qui fument
aujourd'hui, atteindra la cinquantaine, on peut prévoir qu'une sur
quatre sera tuée par le tabac. Celles qui mourront avant l'âge de
70 ans, auront perdu en moyenne 22 années par rapport à leur
espérance de vie. Certains problèmes de santé liés à la
consommation de tabac, sont particulièrement graves chez les
femmes, qui seraient plus sensibles à la toxicité du tabac que les
hommes. A tabagisme égal, les risques de cancer du poumon,
d'ostéoporose, de vieillissement cutané, paraissent nettement
majorés. Les facteurs prédisposants particuliers pourraient tenir
aux différences morphologiques (poids, taille, capacité
pulmonaire), à la précocité du début du tabagisme féminin, à
sa consommation maximale dans les 30 premières années, et aux
différences d'imprégnation hormonale.
LE
GYNECOLOGUE, LA FEMME ET LE TABAC [retour
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Le rôle du
gynécologue (comme celui de tout médecin) est important,
l'ensemble de la clientèle est concernée, de l'adolescente à la
femme ménopausée. La prescription de contraceptifs oraux et de
tout traitement hormonal doit s'accompagner d'une information sur
les risques liés au tabac, sur les moyens d'arrêter, sur
l'exhortation à arrêter de fumer (ou à moins fumer) et sur
l'orientation vers des confrères susceptibles de les y aider.
TABAC
et ADOLESCENCE [retour
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L'âge de la
première cigarette diminue chez la femme. Une étude faite en 89,
montrait que 20% des jeunes filles de 6ème fumaient
régulièrement. La fréquence du tabagisme est supérieure chez les
jeunes filles de moins de 15 ans, à celle des garçons du même
âge. La majorité des jeunes filles qui viennent demander une
prescription de contraceptif oral, fume déjà. Il faudrait presque
pouvoir leur refuser la pilule, lorsqu'elles fument plus de cinq
cigarettes par jour.
TABAC
et ACTIVITE GENITALE [retour
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Il existe une
fréquence plus grande des cancers du col de l'utérus, avec une
influence aussi importante du tabagisme passif qu'actif. Le tabac se
comporte comme un co-carcinogène, la virulence des papillomavirus
étant majorée par la nicotine. Des lésions pré-cancéreuses du
col apparaissent chez 88% des femmes qui fument au moins 40
cigarettes par jour. Une corrélation a été établie entre
l'importance de la réduction du tabagisme et l'évolution de la
taille des lésions. L'information est récente, la risque de
cancers du sein est augmenté, la tumeur survient huit ans plus tôt
que chez les abstinentes. Les dysménorrhées sont plus fréquentes.
Les infections gynécologiques, notamment à chlamydiae, sont
facilitées, on connaît le risque de stérilité tubaire qui leur
est associé.
TABAC
et CONTRACEPTION [retour
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Nul n'ignore la
possibilité de thrombose sous pilule (phlébite, embolie), d'autant
plus, s'il existe déjà un risque vasculaire ou métabolique tel
qu'un diabète ou une hyperlipidémie. L'association tabagisme et
contraception par pilule oestroprogestative est très fermement
déconseillée et est formellement contre-indiquée après 40 ans.
Les infections sous stérilet sont majorées. Les complications lors
de l'IVG, par le RU 486, sont beaucoup plus fréquentes, c'est la
raison pour laquelle sont exclues du protocole, non seulement les
fumeuses, mais aussi les femmes ayant arrêté de fumer depuis moins
de deux ans. Et ne faudrait-il pas exclure du protocole, les femmes
exposées au tabagisme passif ?
TABAC
et FERTILITE [retour
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Diverses données
sont susceptibles de perturber la fertilité. L'hypooestrogénie
liée au tabagisme, influe sur le déroulement du cycle menstruel.
La concentration en nicotine dans la glaire cervicale est élevée
et gêne la mobilité des spermatozoïdes, celle dans le liquide
utérin est 10 fois plus importante que celle du plasma. Les
fumeuses auraient une réserve folliculaire diminuée au niveau
ovarien. Le délai d'obtention d'une grossesse est plus long. Les
grossesses extra-utérines sont plus fréquentes (1,3 à 2,5). Le
risque de fausses-couches spontanées est augmenté, par
perturbation de la nidation due à la nicotine ou par anomalie du
caryotype. Deux fausses-couches spontanées sur dix, seraient liées
au tabagisme. On note une diminution du nombre d'ovocytes
recueillis, une augmentation des malformations chromosomiques
ovocytaires à type de diploïdie et triploïdie, et un moindre taux
de réussite des grossesses par fécondation-in-vitro. Selon les
données de l'OMS, sur 100 femmes stériles, plus de 41% sont
fumeuses.
TABAC
et GROSSESSE [retour
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Chez la femme
enceinte, le risque d'hypertension artérielle est augmenté, celui
de toxémie gravidique l'est aussi, en cas d'antécédents
d'hypertension artérielle. Des perturbations placentaires montrent
une maturité trop précoce par accumulation de cadmium et carence
en zinc, ce vieillissement prématuré du placenta (équivalent à
un terme dépassé) peut entraîner une mort foetale in utéro.
Cette anomalie est décelable par échographie. Il existe un risque
plus élevé de placenta praevia et d'hématome rétro-placentaire.
Les hémorragies de la délivrance sont plus fréquentes. Chez le
foetus, l'usage du tabac par la mère, ou le séjour prolongé en
milieu tabagique, provoquent une souffrance par hypoxie et par une
baisse du débit sanguin dans le placenta. Le débit sanguin
ombilical est diminué d'une part, du fait de l'effet
vasoconstricteur de la nicotine et de la présence d'oxyde carbone
qui franchissent la barrière du placenta, d'autre part en raison
d'un déficit spécifique en acides aminés et d'une diminution de
certains facteurs vasodilatateurs et protecteurs (prostacycline et
oxyde nitrique). Chaque bouffée de cigarette provoque une
accélération instantanée de la fréquence cardiaque qui augmente
de 5 à 40 battements par minute, et ceci pendant 20 minutes.
Pendant la grossesse, lorsque la femme est en train de fumer, on
peut noter par échographie, la diminution ou l'arrêt de tout
mouvement du foetus en raison de l'hypoxie. Le risque d'accouchement
prématuré et de rupture des membranes est augmenté avec un taux
de prématurité de 20%. (Ceci serait lié à une diminution de
l'activité de l'inhibiteur de PAF, facteur d'activation
plaquettaire). Le développement de l'enfant est ralenti, son poids
de naissance est inférieur à la normale de 200 à 300 grammes,
cette hypotrophie est directement proportionnelle au degré
d'intoxication de la mère. Il existe une carence foetale en zinc et
en certains acides aminés. Le risque de malformation n'est lui, pas
augmenté. On note plus fréquemment un strabisme convergent chez
les enfants nés de mère fumeuse et ce, d'autant plus que leur
poids de naissance est inférieur à 2500 grammes. La mortalité
périnatale est augmentée ainsi que les infections respiratoires
néo-natales. L'arrêt du tabac est fortement conseillé pendant la
grossesse, ainsi que pendant l'allaitement, mais il faut faire
attention qu'il n'y ait pas persistance d'une grande consommation de
café, (comme c'est souvent le cas chez la fumeuse) car la caféine
en excès est aussi une cause de prématurité avec naissance de
bébé de faible poids. On sait que l'hyper consommation de café,
très souvent liée au tabagisme, continue en moyenne 26 semaines
après l'arrêt du tabac. Une étude finlandaise suggère pour la
première fois, une augmentation de la mortalité prématurée des
femmes ayant fumé pendant la grossesse. On peut imaginer qu'il
s'agit de grosses fumeuses... mais ces résultats sont cependant
troublants, et devraient d'autant plus inciter à un arrêt du
tabagisme pendant la grossesse.
TABAC
et ALLAITEMENT [retour
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L'usage du tabac est interdit.
La nicotine est éliminée dans le lait et se trouve absorbée par
la muqueuse buccale du bébé. Si la mère fume plus de vingt
cigarettes par jour, le nourrisson allaité au sein, peut souffrir
de vomissements et de diarrhée par intoxication à la nicotine, il
y aurait parfois, risque de mort subite et de convulsions.
TABAC
et NOURRISSON [retour
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Le tabagisme passif du nourrisson est
prouvé par les dosages de nicotine et de cotinine dans les cheveux
du bébé avant le 3ème jour de vie. A la naissance, on a trouvé
un taux élevé d'immunoglobulines E sériques dans le sang du
cordon, qui pourrait expliquer une susceptibilité ultérieure plus
importante à l'asthme. On a trouvé également, des traces de 4
amino biphényl, substance présente dans la fumée de cigarette et
dont le pouvoir cancérigène au niveau de la vessie est connu. Le
risque de mort subite du nourrisson est multiplié par deux si la
mère fume. On ne sait pas si cette fragilité est due au tabagisme
passif subi dès la naissance, ou si elle a déjà été acquise
pendant la grossesse, durant laquelle la future mère fumait. On
note souvent une altération de l'audition à la naissance.
TABAC et
ENFANT [retour
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Les infections
ORL sont nettement plus fréquentes chez les enfants dont un ou les
deux parents fument : otites de l'oreille moyenne, infections
respiratoires, bronchiolite (80% de risque contre 8,5% chez des
enfants non soumis au tabagisme passif), asthme (aggravation de la
fréquence et de la sévérité). Les enfants soumis au tabagisme
passif, ont une capacité respiratoire abaissée d'environ 7%.Les
enfants opérés des végétations ont plus fréquemment un parent
fumeur. La fréquence des maladies respiratoires est de 14% si un
parent fume, de 29 % si les deux fument, de 43% si plus de 45
cigarettes sont fumées au domicile. On note une augmentation de 63%
des admissions en réanimation des enfants asthmatiques, dont les
parents fument. Le risque de leucémie ou de lymphome serait 30%
plus élevé chez les enfants, dont la mère a fumé pendant la
grossesse. Mais la même proportion a été retrouvée chez les
enfants de mère non-fumeuse, dont le conjoint fumait. Les
chercheurs n'incriminent pas le tabagisme passif subi par la femme
enceinte et son foetus, mais évoquent la possibilité d'altération
du matériel génétique apporté par les spermatozoïdes. Une
étude récente a mis en évidence que le tabagisme passif ferait
courir aux enfants un risque accru de méningite. L'enfant de
fumeurs, présenterait plus fréquemment des troubles du
comportement du type : anxiété, désobéissance, tendance
conflictuelle vis-à-vis de son entourage.
TABAC
et MENOPAUSE [retour
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L'hypooestrogénie liée au
tabagisme, jouerait un rôle dans l'avancement de l'âge de la
ménopause (un ou deux ans plus tôt) et dans l'augmentation du
risque d'ostéoporose. La perte osseuse est déjà plus nette chez
les fumeuses, avant même la ménopause. Le phénomène s'accentue
avec la disparition de la synthèse des oestrogènes. La poursuite
du tabagisme après la ménopause, annule l'effet protecteur du
traitement hormonal substitutif, quant au risque de fracture du col
du fémur. L'arrêt du tabagisme à la ménopause est fortement
recommandé, d'autant plus si la ménopause est traitée.
TABAC,
PEAU, VIEILLISSEMENT et ESTHETIQUE [retour
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Le tabac est
responsable de nombreux dommages, chez la femme : aggravation de
certaines dermatoses, notamment le psoriasis ; accélération du
vieillissement cutané ; augmentation du risque de cancer de la peau
; allergie de contact aux fumées (eczéma). La pathologie
dermatologique est liée à quatre mécanismes différents : des
troubles de l'oxygénation, une production accrue de radicaux
libres, un effet hormonal, une action immunosuppressive probable. .
Les altérations vasculaires périphériques induites par le
tabagisme, (rétrécissement du calibre des vaisseaux cutanés),
diminuent les échanges cellulaires et l'apport d'oxygène au niveau
de la peau. . La nicotine et ses dérivés induisent une formation
accrue, au niveau cellulaire, de radicaux libres à fort pouvoir
oxydant. Ils ont une action spécifique à l'encontre du tissu
conjonctif dermique (au niveau de l'élastine dont ils accélèrent
la destruction), provoquant une accélération du vieillissement et
l'apparition précoce de rides. Les grandes fumeuses sont presque
cinq fois plus ridées que les non-fumeuses. Les radicaux libres,
augmentés par le stress, la pollution atmosphérique, l'exposition
au soleil, l'âge, une alimentation déséquilibrée (consommation
de graisses cuites ou frites)..., jouent un rôle dans la
possibilité d'altérations de l'ADN, responsables d'une
augmentation du risque de cancer de la peau. . Un troisième
mécanisme intervient dans le processus de vieillissement, rendant
la femme plus sensible encore que l'homme aux méfait du tabac. Il
s'agit de l'effet antioestrogénique du tabac, par augmentation de
la production des androgènes, blocage de leur aromatisation en
oestrogènes, et perturbation de l'interconversion périphérique
des oestrogènes (estradiol). . Une influence du tabac sur
l'immunité cutanée, comme sur l'immunité générale, n'est pas
exclue, il s'agirait d'une action immunosuppressive sur les cellules
histiocytaires. Ainsi, le vieillissement chez la fumeuse, est
accéléré : il est multiplié par deux jusqu'à cinquante paquets
par an, multiplié par cinq au-delà de cinquante paquets par an,
multiplié par douze au-delà de cinquante paquets par an en cas
d'exposition intense au soleil. Le tabac potentialise en effet, les
méfaits du rayonnement solaire sur la sénescence cutanée. Les
fumeuses de plus de 65 ans, sont plus vieilles de 5 ans par rapport
à leur âge réel (peau sèche, rèche, terne, grises, rides,
ridules, paupières flétries, poches sous les yeux, couperose) ; on
note un ralentissement des fonctions neuromusculaires essentielles,
dans beaucoup d'activités de la vie quotidienne.
LES
CARENCES [retour
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Plus de 200
réactions enzymatiques sont perturbées au niveau cellulaire, en
raison des diverses carences, notamment celles en zinc et en
vitamine C. La carence en zinc, qui existe déjà au cours de la
grossesse, de l'allaitement et lors de la prise de contraceptifs
oraux, est majorée par le tabagisme. Les carences vitaminiques
concernent les vitamines A, B9, B12, C et E. Celle en vitamine C est
considérable, pouvant même générer des pathologies de type
scorbut (pyorrhée du fumeur). Le besoin de complémentation en
vitamine C du fumeur actif est largement supérieur à 250 mg par
jour, le fumeur passif a lui aussi, besoin d'une supplémentation de
250 mg par jour.
LE
SEVRAGE [retour
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76% des
médecins préconisent le patch anti-tabac, 52% l'arrêt volontaire
radical; 16% une psychothérapie, 15% l'acupuncture, 13% la
réduction progressive de la consommation, 7% la gomme à mâcher et
6% l'auriculothérapie. La pratique de techniques de relaxation
(sophrologie, yoga...) parallèlement au sevrage, peut être
envisagée. L'homéopathie trouve ici aussi sa place, par le biais
de souches spécifiques telles que : tabaccum, caulophyllum,
lobelia, caladium...; de souches traitant le terrain; ou
d'isothérapiques de fumée ou de cigarette.
L'APPORT
DE LA PHYTOTHERAPIE [retour
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est grand, elle peut
aider au sevrage, réguler le psychisme, tonifier l'organisme,
permettre un drainage de tous les émonctoires, avoir une action
régénérante au niveau cellulaire. - l'aide au sevrage : Des
cigarettes contenant des plantes autres que le tabac, (la lobéline
tirée de la lobélie, analeptique respiratoire, l'eucalyptol tiré
de l'eucalyptus, antiseptique, décongestionnant des voies
respiratoires, le tussilage , stimulant respiratoire, il accroît la
capacité respiratoire) sont à disposition des
"ex-fumeurs", celles-ci peuvent leur permettre de ne pas
se sevrer immédiatement de l'habitude du geste. Ces cigarettes ne
sont toutefois pas anodines, la lobéline présentant une toxicité
propre, à fortes doses, et des produits toxiques (gaz carbonique et
goudrons) se dégageant de la combustion. Il ne faut donc pas en
abuser. Un autre désavantage est qu'elles sont difficiles à fumer
en public, l'odeur qu'elles dégagent pouvant rappeler à certains,
l'odeur de certains plantes dont l'usage est interdit... La
valériane, en plus de son action anxiolytique et sédative,
dénaturerait le goût du tabac, une spécialité anti-tabac en
contenant, existe sur le marché. L'avoine, elle, dégoûterait du
tabac. . le traitement de la composante neuro-psychique Des plantes
régulatrices de l'humeur, anxiolytiques, sédatives, (beaucoup sont
aussi spasmolytiques), telles que la passiflore, l'eschscholtzia, la
valériane, la mélisse, l'aubépine, la camomille, le tilleul, le
mélilot, la ballote, le coquelicot, le lotier... seront prescrites
en fonction de l'état psychologique de chacun. . le traitement de
drainage Il doit être général et prolongé, tous les tissus, tous
les organes, toutes les cellules de l'organisme sont intoxiquées.
Il est possible de prescrire des plantes telles que l'artichaut, le
romarin), le frêne (draineurs biliaire et rénal), la piloselle
(draineur rénal), la fumeterre (draineur biliaire et rénal,
spasmolytique), la mauve (régulateur de la fonction intestinale...
- les plantes toniques L'éleuthérocoque (dont on connaît les
vertus antistress et adaptogène), le ginseng, la gentiane, le thé
vert, le kola peuvent aider à retrouver un certain tonus physique
et psychique. - le traitement des carences Vont avoir une action
anti-oxydante, les plantes à vitamine A, C et E et des molécules
appelées proanthocyanidols. Elles vont procéder à un grand
nettoyage cellulaire, et aider à une régénération de tous les
tissus, par une action anti-radicaux libres. Les plantes riches en
vitamine C sont le camu-camu (c'est la plante qui en contient le
plus), l'acérola, le cynorrhodon (fruit de l'églantier, il
contient des vitamines A, C et E ainsi que du zinc), l'argousier; la
consommation d'agrumes et de certains légumes tels que l'ail, le
persil, le cresson est à conseiller. La vitamine A (bêta
carotène) est présente en grande quantité dans l' huile de palme,
la carotte, le pissentit, le persil. La vitamine E (vitamine de la
fertilité) se retrouve dans les huiles de germe de blé, de
tournesol principalement et dans tous les germes des céréales. Le
germe de blé contient en plus de la vitamine E, des vitamines A, B
et C. Les proanthocyanidols, extraits du pin, du raisin ou de thé,
de par leur pouvoir anti-oxydant puissant, sont des molécules
promises à un grand avenir. La levure de bière vivante est un
excellent complément alimentaire, elle est la source la plus riche
en vitamines du groupe B. Le zinc doit être prescrit sous forme
d'oligoéléments. Il faut privilégier dans l'alimentation, les
viandes et les fruits de mer, particulièrement les huîtres, qui
sont riches en zinc.
TABAC,
POIDS ET NUTRITION [retour
sommaire]
L'alimentation est
omniprésente dans la prise en charge du sevrage tabagique, tant est
grande l'importance, l'obsession du problème du poids chez la
fumeuse. Le sevrage et le stress qu'il génère, augmentent souvent
les sensations de faim et même, s'il n'y a pas de modification de
l'alimentation, il y a un risque de prise de poids en moyenne de 3
kg, du fait d'un changement de métabolisme. Un bon équilibre
nutritionnel est absolument nécessaire. Les habitudes alimentaires
des fumeurs (hommes et femmes) sont très nettement modifiées. Tout
ceci est lié à la nicotine. Celle-ci accroît les dépenses
énergétiques, diminue les apports énergétiques en agissant, non
sur la quantité de calories ingérées qui est accrue, mais sur
l'absorption des nutriments, du fait d'une accélération du transit
gastro-intestinal. Les fumeurs ont souvent un poids inférieur à la
normale, alors que leur ration calorique est proportionnellement
plus élevée que celle du non fumeur. Leur régime est pauvre en
fibres, céréales, fruits, légumes, produits laitiers et huiles
végétales mono ou poly-insaturées; il est riche en viande
(surtout en sauce), charcuterie, fromage, fritures, graisses
animales saturées, sel. Les fumeurs sont souvent amateurs d'alcool
et de café. Ces aberrations majorent les effets délétères du
tabac (risque cardio-vasculaire notamment). Il est conseillé au
cours du sevrage d'augmenter l'activité physique, de beaucoup
boire, d'arrêter le café et l'alcool, de manger équilibré, trois
fois par jour, d'élargir le petit déjeuner, d'orienter les
grignotages vers des aliments peu caloriques, de réintroduire les
glucides complexes et les fibres alimentaires, de diminuer la
consommation des graisses, surtout saturées et d'augmenter les
apports en vitamine C, E et bêta-carotène (fruits et
légumes).
CONCLUSION
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Il existe une réelle
contradiction entre la lutte officielle contre le tabac (Loi Evin
1991, bien mal appliquée) et les intérêts de l'Etat, le tabac
rapportant 17 fois plus que la Loterie Nationale et 9 fois plus que
le PMU. Mais contradiction de plus, lorsque l'Etat reçoit 1 F de
taxes sur le tabac, il en dépense 3 du fait des maladies liées au
tabagisme... Le rôle du médecin (à condition que lui-même ne
fume pas, 37% des médecins généralistes fument) est essentiel
pour l'information de tous les fumeurs. Ce fléau est une véritable
toxicomanie, (la nicotine est une drogue dure : si un héroïnomane
peut s'injecter un gramme d'héroïne, un gramme de nicotine suffit
à tuer 30 personnes); il touche non seulement ceux qui
"consciemment" s'y exposent, mais aussi leur entourage. Le
risque de pathologies liées tabagisme passif est multiplié par 2
ou 3 par rapport aux non-fumeurs. Faut-il tomber dans le rigorisme
américain, voire dans une situation de prohibition, pour arriver
tout au moins, à ne plus être intoxiqué par l'autre ? La femme
très jeune, jeune et moins jeune, est concernée et de plus en plus
concernée. Son avenir à tous les niveaux, est en jeu, il faut
l'informer, lui faire prendre réellement conscience des risques
qu'elle encourt et la guider doucement, patiemment vers la voie du
sevrage. Dr Bérengère ARNAL, gynécologue-obstétricien,
sophrologue, attachée à une consultation hospitalière de
gynécologie en phytothérapie. Non fumeuse. Le serveur vocal code ?
63 70 70 70, permet de connaître 7 jours sur 7 et 24h sur 24,
l'essentiel de l'actualité anti-tabac et de profiter des conseils
émanants des plus grands spécialistes du sevrage tabagique.
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